Quand couches lavables riment avec réinsertion et emploi

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Claude Lajon, président de l’Atre, Mathilde Poisson, la directrice, et Nine Robiche, stagiaire. | Anne-Emmanuelle Lambert

A Alençon en Normandie, la blanchisserie associative L’Atelier tremplin se lance dans la location et le nettoyage de couches lavables. Bravo pour ce nouveau service qui aidera les familles à se lancer dans les couches lavables et permettra de créer de nouveaux emplois de réinsertion au sein de la blanchisserie.

Rétro, les couches lavables ? Pas de l’avis de la blanchisserie associative alençonnaise l’Atelier tremplin pour la réinsertion et l’emploi (Atre). À partir de septembre 2017, elle proposera à ses clients de choisir cette option écologique… Sans se salir les mains !

L’Atelier tremplin pour la réinsertion et l’emploi (Atre) est une blanchisserie associative. Elle emploie entre 30 et 35 personnes en réinsertion. Environ 1 000 personnes utilisent les services (lavage, séchage, repassage, retouches, livraison) proposés par l’association, ainsi que des collectivités comme le restaurant universitaire et la maison de retraite Charles-Aveline.

Pourquoi se lancer dans les couches lavables ?

Mathilde Poisson, la directrice, y pense depuis septembre 2014. « Cela permet de développer de nouvelles compétences pour les salariés. La gestion des stocks notamment. » Et par la même occasion de faire rayonner l’association. « Plus il y a de linge qui arrive, plus il y aura de personnes employées », souligne Nine Robiche, stagiaire chargée du projet.

L’ouverture de ce nouveau pôle d’activité va en effet générer la création de deux postes en insertion ainsi qu’un poste d’encadrant. Une demande d’extension des locaux a été envoyée à la Communauté urbaine d’Alençon. « Nous attendons une réponse prochainement », annonce Claude Lajon, le président.

Comment ça marche ?

L’Atre va proposer deux formules : location et entretien des couches (30 centimes par couche) ou seulement l’entretien, pour les familles qui préfèrent acheter leurs propres couches lavables (20 centimes par couche). « À titre de comparaison, une couche jetable coûte en moyenne 26 centimes », informe Nine Robiche.

Les familles se voient remettre un seau avec vingt couches lavables. À chaque fois qu’elles en utilisent une, elles glissent une lingette dans la couche, qu’elles jettent dans les toilettes ou dans le compost (c’est biodégradable) une fois souillée. Ainsi, les couches ne sont pas trop sales. « Elles seront quand même lavées à part », indique la stagiaire. Tous les jours ou tous les deux jours, la famille rapporte le seau plein des couches utilisées (ou l’association vient les chercher, moyennant un surplus) et récupère vingt couches propres. « Pour ne jamais être en rupture de stock ! ». Les couches sales sont alors lavées, avec de la lessive écologique.

Ça commence quand ?

Un partenariat avec l’association Bien naître et partage a d’ores et déjà été créé. Une phase test de trois mois commencera en septembre avec douze enfants. L’Atre espère toucher des particuliers bien sûr, mais aussi des crèches, comme c’est déjà le cas dans certaines villes de France. La mairie étant engagée depuis plusieurs années dans une démarche de développement durable (Agenda 21), l’espoir est permis.

Renseignements au 02 33 29 12 76 ou par mail : asso.atre@gmail.com

Source: Ouest France – Anne Emmanuelle Lambert

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