Vous aussi, comme cette maman, testez et adoptez les couches lavables!

SOCIÉTÉ OPÉRATION LANCÉE PAR LE SIRTOM Bassin de Briey : les couches lavables adoptées !

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Photo Samuel MOREAU

Il y a un mois, le Sirtom lançait son opération pour tester les couches lavables et réduire ainsi les déchets. Jessica Lallemand les a essayées sur sa fille Lison, 5 mois. La maman n’a pas trouvé ça plus contraignant que les jetables.

 

On est clairement passé pour des extraterrestres ! » Qu’ont fait Jessica et Arnaud, jeune couple de Hatrize ? Il y a cinq ans, lorsqu’ils attendaient leur premier enfant, ils ont décidé qu’ils utiliseraient des couches… lavables ! Lavables ? Comme au temps de nos grands-mères ? « Au départ, c’est moi qui ai eu l’idée. J’en ai discuté avec mon mari et il a suivi. » Mais pour l’entourage, c’est plus compliqué. « Ma mère était assez atterrée », rigole la jeune maman de 34 ans. « J’avais beau lui expliqué que ce n’était pas ce qu’elle avait connu. Elle n’était pas très convaincue. »

Après quelques recherches, Jessica découvre qu’une maman de Friauville confectionne ce type de couches. « Elle m’a proposé des modèles avec des motifs très sympas ! » Elle sort de sa table à langer des exemples aux dessins colorés. « Et surtout, elle a partagé avec moi son expérience. Elle en avait utilisé avec ses deux enfants. Et c’était presque ça le plus important. » Au milieu des remarques négatives et des “conseils” sur internet « qui nous disent tout et n’importe quoi », cette maman l’épaule, guide ses mains encore inexpérimentées. Et la magie opère. Au point que lorsque le couple attend son deuxième enfant, la question des couches lavables ou jetables ne se pose plus.

Un bébé utilise 4 500 couches entre 0 et 3 ans

Mieux, ils acceptent de participer à l’opération, lancée par le Sirtom, consistant à tester pendant un mois des couches lavables. « J’avais vu la proposition sur un panneau d’affichage dans la commune. J’ai voulu y participer pour voir si de nouveaux modèles existaient, par rapport à mes anciens. » Mi-octobre, la société de traitement des ordures ménagères a offert un kit aux parents testeurs, contenant vingt couches, trois culottes, un seau pour les stocker le temps de les laver, de la lessive et un sac pour recueillir les couches souillées lors d’une balade. Régulièrement, Jessica a reçu un mail pour savoir si tout se passait bien.

À Hatrize, le mois s’est passé sans heurts. La jeune femme balaie les a priori. « Je ne trouve pas que ce soit plus contraignant. Un bébé, il faut le changer souvent, qu’il porte une couche jetable ou lavable. Je n’ai pas rencontré de problème de fuite, par exemple. » Elle ajoute : « Pour mon premier, je m’embêtais à faire des lessives séparées pour les couches. Mais on m’a dit que je pouvais sans problème les mettre avec les vêtements. C’est ce que je fais et je ne fais pas plus de machines qu’avant. » Ne faut-il pas les faire bouillir ? « Non, à 40°, c’est parfaitement propre. »

Pour un enfant de 0 à 3 ans, on estime qu’il va utiliser environ 4 500 couches. Le coût pour un foyer oscille entre 1500 et 2000 €, selon la marque employée. Pour les couches lavables, le budget tombe entre 500 et 700 €.

Trois familles seulement s’étaient inscrites pour participer à l’opération. Mais pour les trois, l’expérience s’est révélée positive. L’une des autres mamans a choisi de conserver le principe des couches lavables. L’autre a vu sa fille de 16 mois devenir propre. « Elle a dit que si elle avait un autre bébé, elle utiliserait des couches lavables. »

Jessica sourit. « Mon mari n’a pas rencontré de difficultés particulières non plus. Par contre, il ne sait toujours pas enfiler une robe à notre fille ! »

Source: Le Républicain Lorrain- Claire Pieretti.

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